Chausseliere flore - Le Pêcheur des Maines

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Parcours


La flore aquatique du plan d'eau

Lac de La Chausselière




               30 juillet 2009

Ce jeudi 30 juillet 2009, à 13 h 30, nous nous retrouvions au lac de la Chausselière afin d’identifier les plantes aquatiques qui se trouvent dans ce plan d’eau.
Etaient présents, Charles BAUDON, Président du Syndicat Mixte du Bassin des Maines réunies, membre de la Communauté de Commune Terres de Montaigu, Dimitri BOURON, chargé de missions de la Fédération de Vendée pour la Pêche et le Protection du Milieu Aquatique, Christian DUPE, Garde chef et technicien de la Fédération de Vendée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique, Louis Marie TETAUD, Président de l’AAPPMA le Pêcheur des Maines, Bernard BOUSQUET, membre du Conseil d’Administration Fédéral, vice président du Pêcheur des Maines.


   Reportage de Bernard BOUSQUET


L’étang de la Chausselière présente une faune aquatique très diversifiée, on peut voir, entre autre, le foulque, la poule d’eau, le grèbe huppé, le colvert, la mouette rieuse, le goéland, et même un couple de cygne noir.
Sur les rives, on peut croiser la bergeronnette des ruisseaux, le martin pêcheur et bien d’autres espèces de petits passereaux.

Depuis sa vidange, qui avait débuté le 23 janvier 2007, suivi d’une année assec, ce plan d’eau présente une importante colonisation d’herbes aquatiques.

Cette colonisation d’herbes aquatiques gène considérablement les activités nautiques, tels que le modélisme, la planche à voile, l’activité pêche, qui se trouvent fortement perturbées par cette présence d’algues.

C’est tout naturellement que la Fédération de Vendée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique a demandé à ses techniciens de venir effectuer un recensement et un bilan sur la présence de ces algues dans l’étang de la Chausselière.




Ce bilan a permis de déterminer la présence de plusieurs algues, entre autre, le myriophylle aquatique, la naïade marine et le potamot crépu.
Vous pourrez consulter dans la suite de ce document, les fiches techniques des plantes aquatiques suivantes :
- Le Myriophylle à épis
- La Naïade marine
- Le Potamot crépu

               Le Myriophylle à épis

Le myriophylle à épis, originaire d’Europe, est une plante aquatique.

Une des caractéristiques particulières du myriophylle est son mode de reproduction.

En effet, celui-ci a la capacité de se multiplier par bouturage, c’est-à-dire que lorsqu’un plant coupé n’est pas ramassé, des racines se forment et permettent aux fragments de s’implanter ailleurs.



Une tige de myriophylle peut produire jusqu’à 20 plants de cette manière!

Pour éviter que le myriophylle n’envahisse de nouveaux territoires trop vite, il est très important de ne pas circuler en bateau dans les zones grandement affectées.






En très peu de temps, la superficie infestée par le myriophylle peut quadrupler et ainsi amener plusieurs désagréments comme rendre les activités nautiques impraticables et une biodiversité fortement réduite.
Ce qui rend le myriophylle si nuisible, c’est qu’il n’y a pas de solutions miracles pour l’enrayer.
La reproduction du myriophylle nécessite beaucoup de soleil et une eau relativement chaude.
C’est une plante vivace aquatique submergée ou flottante, à feuillage, très finement découpé le long de très longues tiges lâches, jusqu’à 2,50 m.
Il présente de petites fleurs blanches en épis, roses en bouton.
C’est une plante oxygénante.








Bouturage du Myriophylle à épis

               Le Potamot crépu

Le Potamot crépu ou potamogeton crispu, présent également sur le lac de la chausselière, est une plante aquatique à feuilles flottantes et/ou submergées, sur de longs pédoncules. Ses feuilles sont souvent rougeâtres, allongées, crènelées et aux bords ondulés.



Elle est très répandue dans les eaux stagnantes à fond vaseux.
Elle monte en une longue tige, parfois jusqu’à 5 mètres, vers la surface où elle fleurit à 4 ou 5 centimètres au dessus de l’eau.






D’une utilité essentielle pour notre écosystème, cette plante oxygénante forme de grands herbiers qui sont d’excellents abris pour la faune aquatique en particuliers pour les alevins, mais aussi pour les larves d’insectes. Elle est considérée comme une des plantes les plus communes en eaux douces européennes

Au bout de quelques semaines elle disparait, laissant la surface du lac lisse pour les va-et-vient des canards…






Le potamot crépu a un feuillage décoratif et il est peu envahissant, il est considéré comme une des meilleures plantes aquatiques filtrantes.

Il se multiplie par bouturage.




Bouturage du potamot crépu


               La Naïade marine

La Naïade marine est présente également dans l’étang de la Chausselière.



C’est une plante originale qui apprécie les eaux moyennement profondes.
C’est un aliment particulièrement appréciée des canards plongeurs.
Cette espèce annuelle, cosmopolite, à tige raide  et  très  ramifiée,  se  rencontre,  de






préférence en eau dure et même saumâtre.

C’est une plante aquatique verte, formant des touffes, à tiges cylindriques, rameuses-dichotomes, plus ou moins épineuses avec des feuilles linéaires élargies (2 à 4 mm), droites, sinuées et dentées, ondulées, à gaines entières.








Bouturage de la Naïade Marine



ETANG DE LA CHAUSSELIERE

Note technique sur la gestion de la végétation aquatique
suite à la visite terrain du Jeudi 30 Juillet 2009

                  Rappel sur le rôle de la végétation aquatique et de son développement suite à un assec

La végétation aquatique possède un rôle essentiel dans le cycle biologique d’un plan d’eau : production d’oxygène, fixation de sels minéraux, développement d’une faune diversifiée (invertébrés aquatiques, poissons …). Certaines plantes ont notamment un rôle très intéressant pour la faune piscicole en formant des zones d’abris aux jeunes alevins, de la nourriture, des supports de ponte …
Parfois, la quantité de végétation peut présenter une tendance envahissante, entraînant des gênes pour les activités (pêche, production piscicole, nautisme, baignade …). On considère souvent que le recouvrement de la végétation ne doit pas dépasser 20% de sa surface totale.
La présence d’un développement important d’une flore aquatique peut notamment être remarquée à la suite d’une mise en assec d’un plan d’eau. En effet, cette opération permet, dans un premier temps la minéralisation des vases, puis de redynamiser fortement la faune et la flore aquatique lors de sa remise en eau. On observe ainsi souvent le développement d’une faune et d’une flore luxuriantes à la suite d’une période d’assec.
Une chaîne alimentaire complexe, reliant les végétaux aux prédateurs (invertébrés aquatiques, poissons herbivores puis carnassiers …) va ensuite se mettre en place, pour former un cycle équilibré entre organismes après quelques temps. La présence importante de végétaux aquatiques à la suite d’un assec, notamment d’espèces pionnières (Cératophylle, Myriophylle, Potamot …), va ainsi se réguler dans le temps : pour peu qu’on le laisse évoluer naturellement, un plan d’eau s’équilibrera de lui-même sans aucune source de nuisance.

                  Cas de l'étang de La Chausselière

Cet étang, remis en eau récemment à la suite d’une période d’assec, présente les caractéristiques décrites dans les paragraphes précédents : présence importante de végétation aquatique, très fort développement de la faune piscicole et d’invertébrés aquatiques … Par contre, les activités nautiques (modélismes, planches à voiles) s’en trouvent fortement perturbées et dans une moindre mesure, l’activité pêche. Un essai de coupe de ces végétaux a déjà eu lieu mais sans récolte des résidus. Cette opération a d’ailleurs causé plus de nuisances que de résultats probants.

                  Proposition de gestion du site

Parmi les 3 espèces végétales remarquées (voir descriptif joint), il s’agit essentiellement d’espèces pionnières, ayant trouvé un espace vierge pour se développer. Remis en eau et rempoissonné récemment, l’équilibre biologique de cet étang n’est ainsi pas encore atteint. Sans intervention humaine extérieure, cet équilibre va progressivement se faire : d’ici un an, la végétation aquatique devrait avoir régressée naturellement.
La présence de cette végétation engendrant toutefois des gênes importantes sur le périmètre réservé aux activités nautiques, il peut être envisagé des interventions spécifiques à ce niveau par notamment de l’arrachage mécanique à l’aide de crocs ou de faucardage. Pour cette dernière opération, les végétaux coupés doivent être IMPERATIVEMENT être rapidement enlevés de l’eau pour éviter la putréfaction, la consommation d’oxygène et le bouturage. Ces opérations peuvent par contre contribuer à l’effet inverse recherchées en dynamisant la plante (cas du faucardage) ou en laissant de l’espace libre pour le développement de d’autres végétaux (cas de l’arrachage) …
En conclusion :
- Non intervention sur la majorité de l’étang : un équilibre naturel devrait se faire rapidement avec la régression des végétaux aquatiques.

Sur l’espace réservé à la plaisance, et uniquement si cette plante provoque une gène forte pour l’activité, intervenir par de l’arrachage ou du faucardage. Dans tous les cas, exporté impérativement les résidus.





Dimitri BOURON
Fédération de Vendée pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique.



 
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